Témoignage choc : mon internat en psychiatrie sans filtre
Imaginez-vous, jeune interne en psychiatrie, planté devant un patient qui hurle dans la salle d'isolement. Le cœur qui cogne, les mains moites, et cette question qui vous ronge : "Qu'est-ce que je fous là ?" J'ai vécu ça, mon premier soir de garde aux urgences psy. Vous tremblez à l'idée de rater, o
Imaginez-vous, jeune interne en psychiatrie, planté devant un patient qui hurle dans la salle d'isolement. Le cœur qui cogne, les mains moites, et cette question qui vous ronge : "Qu'est-ce que je fous là ?" J'ai vécu ça, mon premier soir de garde aux urgences psy. Vous tremblez à l'idée de rater, ou vous fantasmez la blouse blanche qui sauve des vies ? On va y aller sans gants. Personnellement, ce métier m'a fracassé autant qu'il m'a reconstruit.
La sélection : galère ou loterie pour entrer en psychiatrie ?
Entrer en internat psychiatrie, c'est la roulette russe des ECN. En 2025, les classements ont explosé : le rang médian pour un poste psy tourne autour de 1500, contre 800 pour la cardio. J'ai vu un pote viser Paris en dermato, rater de justesse, et atterrir en psy à Maubeuge. Il pleurait au téléphone, "C'est la fin de mes rêves." Aujourd'hui, il kiffe ses gardes calmes et ses patients qui le rappellent des années après.
Franchement, les stats du CNG montrent que 12% des internes choisissent la psy cette année, un pic depuis 2020. Mais les regrets ? Sur les forums comme Atoute.org, un interne témoigne : "J'ai classé psy en 3e position, pensant à un plan B. Résultat, c'est mon coup de cœur." La loterie, oui, mais avec un filet : les régions rurales explosent de postes libres.
Premier jour : le choc des urgences psy qui marque à vie
Mon premier jour ? Chaos total aux urgences. À 8h, on m'envoie en rotation : un mec en pleine TSO, tentative de suicide, qui se débat comme un beau diable. Nuits blanches, patients en meltdown, et moi qui balbutie face à un schizo parano qui me traite de complice du système. Sur Atoute.org, une interne raconte : "30 minutes après mon arrivée, l'équipe court entraver un patient en crise. Cris partout. J'ai flippé."
Mad in France relaie des histoires brutales : première garde, erreur de dosage sur un sédatif, le patient vomit partout. On apprend dans la douleur. Vous vous demandez si c'est toujours comme ça ? Non, mais ce choc initial, il forge.
Journée type : entre consultations et paperasse infernale
Lever à 6h. Matinée au CMP : 15 patients en 4 heures, bilans, ordonnances. Pause déjeuner ? Oubliée. Après-midi à l'HP, réunions d'équipe interminables sur un bipolar qui rechute. Soirée : paperasse jusqu'à minuit. En psy, on avale 55 heures supp' par mois, contre 42 en médecine interne, d'après une étude de 2024.
| Spécialité | Heures supp' moyennes/mois | Charge admin (% temps) |
|---|---|---|
| Psychiatrie | 55 | 35% |
| Médecine interne | 42 | 25% |
| Chirurgie | 48 | 15% |
On ne va pas se mentir, la paperasse bouffe tout. Mais ces consultations, quand un patient craque et te dit merci, ça vaut les cernes.
Les patients qui changent tout : histoires vraies d'un interne
Premier cas : un schizophrène récalcitrant, 40 ans, refuse tout médoc. Il me balance : "Vous êtes tous des marchands de pilules." Après trois semaines, il accepte un essai. Bouleversant, ce déclic.
Deuxième : bipolarité explosive. Crise maniaque, il démonte sa chambre. On l'isole, on traite. Il sort, appelle six mois plus tard : "J'ai repris mon boulot." Guérison ? Pas totale, mais victoire.
Troisième anecdote, d'un blog comme "Psy en herbe" : une jeune femme en dépression post-partum. "Je voulais juste dormir éternellement", dit-elle. On ajuste le traitement, thérapie. Elle repart avec son bébé dans les bras. Ces histoires, elles te marquent à vie.
Et Virginie, patiente au Vinatier, témoigne sur CCDH : 8 jours enfermée, forcée à la pilule ou piqûre. "Ils ne m'écoutaient pas." De l'autre côté du miroir, ça questionne.
Le burnout guette : comment on craque en pleine thèse ?
60% des internes psy en épuisement, selon une enquête 2025. J'ai craqué en 3e année : arrêt maladie de deux mois. Thèse en retard, collègues qui se suicident – oui, ça arrive, un par an dans mon réseau. Isolement total, nuits à ruminer.
Un interne sur un forum : "J'ai tenu grâce au sport et un binôme psy." Astuces ? Parler, vite. Mon arrêt m'a sauvé : reprise en libéral, équilibre retrouvé. Vous sentez la fissure ? Arrêtez tout.
Ce que la psychiatrie m'a appris sur la folie humaine
La psy m'a montré que la folie est partout : chez les patients, mais aussi dans notre société qui drogue au lieu d'écouter. L'empathie, c'est dur, les médocs ont des limites flagrantes. Opinion tranchée : on soigne souvent plus les soignants que les patients, coincés dans un système saturé.
Pourtant, optimiste : un patient stable me dit un jour, "Vous m'avez rendu humain." Ça suffit. Et toi, prêt à plonger ?
Et après l'internat ? Mon futur en camisole blanche
Post-internat, libéral ou hôpital ? Salaire PH en 2026 : 5200€ net起步, jusqu'à 7500€ en libéral chargé. Un pote passe PH : joie des responsabilités, galère des gardes extra. Moi, je vise mixte : CMP le jour, consultations privées soir.
Conseil direct : visez le libéral si vous aimez l'autonomie, hôpital pour la sécurité. Testez en fin d'internat. Et maintenant, à vous : quelle voie ?